Ville de Rio – Un peu d’histoire – La naissance d’un état fédéral 1889 – 1959

1889 - 1959   La naissance d'un état fédéral

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Le Maréchal Deodoro da Fonseca s’empare du pouvoir, qu’il va garder de façon autoritaire (suppression des élections libres) notamment grâce au soutien des classes dirigeantes économiques. Composée en majorité par les représentants des Industries du café de São Paulo et des exploitations de lait et de bovins, cette république qui s’étala de 1889 à 1930 pris le nom de  République «café com leite»  (République café au lait).

Au tournant du XIXème siècle, la population de Rio s’accroît rapidement (800 000 ha en 1900), grâce à l’exode rural massif principalement des anciens esclaves et à l’arrivée d’immigrants venus d’Europe.


Le début du XXème siècle, voit des édifices prestigieux se construire en grande partie sous l’influence culturelle de la France (Style Belle Epoque parisien), le Théâtre Municipal et ceux de la «  Avenida Rio Branco ». En 1908 est mis en service le téléphérique du Pain de Sucre, suivi en 1923, du Copacabana Palace Hôtel, avant que ne se dresse en 1931 le monument qui deviendra l’emblème de la ville, le Christ Rédempteur. Rio devient une destination romantique et exotique pour la Jet Set mondiale de l’époque.


En 1917 la Samba, deuxième fleuron de la culture brésilienne naît officiellement. Dix ans plus tard on inaugure la première d’une longue liste d’école de Samba : Deixa Falar.


Les grèves et les mouvements sociaux engendrés par la crise économique de 1922, poussa la République « Café au Lait » à promulguer la Loi Martiale. La Grande Crise de 1929 qui ébranla l’économie mondiale, dévasta le pays et discrédita l’oligarchie gouvernante.

Getúlio Vargas, président du Brésil 1930 à 1945

Le 4 octobre 1930, un nouveau coup d’état porte au pouvoir Getúlio Vargas, qui devient le nouveau président de la République en 1934. Son gouvernement fut caractérisé par un pouvoir fortement centralisé et autoritaire. Il devint dictateur en 1937 et soutint le camp de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu’à ce que les États-Unis l’obligent à changer de bord. Sous leur pression il engage son pays au côté des Alliés, notamment pendant la reconquête de l’Italie (bataille du Mont Cassin), par l’envoie de contingents d’hommes et de matières premières. On peut toutefois porter à son crédit des avancées sociales importantes pour les brésiliens : droit de vote universel, vote des femmes, vote à bulletin secret, loi sur le salaire minimum.

Il quitte le pouvoir en 1945. Après la guerre, le Brésil et Rio vont accueillir d’anciens dirigeants Nazi qui essaient d’échapper aux poursuites en Europe. Vargas tenta un retour sur la scène politique entre 1951 et 1954, mais déconsidéré par un retentissant scandale politique, il se suicide à Rio en 1954.

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